IVE COLLOQUE INTERNATIONAL DE TRADUCTION ET DE TRADUCTOLOGIE Université de l’Ouest de Timisoara, Roumanie (24-25 novembre 2016)

🕔24/06/2016 14:02
IVE COLLOQUE INTERNATIONAL DE TRADUCTION ET DE
TRADUCTOLOGIE
Université de l’Ouest de Timisoara, Roumanie
Faculté des Lettres, Histoire et Théologie
les 24-25 novembre 2016
Date limite: 20 juillet 2016


Dans le cadre de ce colloque, nous nous proposons de considérer la raison d’être de la contrainte et ses vertus dans la traduction littéraire. Les défis traductifs de la littérature à contraintes – dadaïste, surréaliste, oulipienne, parodie, pastiche, etc. – sont multiples. La littérature à contraintes subit une double métamorphose/anamorphose : celle que pratique l’auteur et dont le traducteur se charge. L’enjeu principal de cette rencontre serait de voir en quelle mesure convergent les procédés de création littéraire et les techniques d’écriture, tout comme les enjeux esthétiques et les pratiques de traduction subséquentes. Perçue généralement comme quelque chose qui met trop à l’étroit, la contrainte peut, en vérité, stimuler la créativité et des écrivains et des traducteurs.

L’attention portée à la contrainte – visible et invisible, mathématisable ou logique – va, par exemple, des poèmes à forme fixe (ballade, bicarré, quenine, sonnet, rondeau) et des créations oulipiennes, exploitant les potentialités expressives des mots rangés selon certaines combinatoires d’écriture (0-9, abécédaire, anaérobie, lipogramme, S+7, tautogramme, etc.), à la contrainte potentielle et implicite qu’exerce le lecteur virtuel sur l’activité de l’écrivain. Un ensemble de contraintes, environnementales, extra-, para-, linguistiques, etc., agissent sur l’écrivain tenu de rendre possible, dans son œuvre, la rencontre de deux horizons, le sien
et celui de son lecteur, et des pôles qui leur correspondent, artistique et esthétique.

Dans la traduction, une première contrainte imposée au traducteur serait celle d’être « fidèle » (terme longuement discuté et remis en question) au texte-source. Or, cette exigence peut constituer un stimulus, un déclencheur pour la créativité du traducteur qui explorera les ressources expressives de la langue-cible pour restituer la charge expressive de l’original, et tranchera la question en faveur du style, du sens ou de la forme. Après tout, peut-on traduire un poème dadaïste en suivant les conseils que Tzara donne Pour faire un poème dadaïste? Ou un texte surréaliste, en se fiant à l’écriture automatique? Agrémentés de la créativité et de l’intelligence du traducteur, les difficultés de traduction pourront être apprivoisées, ce qui aidera le lecteur – deuxième instance contraignante à laquelle se rapporte le traducteur – à tirer profit (ou non) d’une adaptation réussie. Une troisième contrainte serait de nature idéologique. La censure et même l’autocensure peuvent influencer l’activité du traducteur et l’obliger ainsi à être créatif lors de la reformulation en langue-cible le message original.

Étant donné ces constats, il est tout à fait légitime de s’interroger sur les similitudes, mais également sur les dissimilitudes qui caractérisent l’écriture à contraintes et la traduction sui generis ou celle des textes qui en résultent. Compte tenu du rapport certain qui s’institue entre la littéralité et la littérarité, le traducteur peut se décider, premièrement, à rendre l’apercevable linéarité de cette littérature à contraintes et/ou, secondairement, à s’en emparer pour multiplier les sens potentiels qui s’y cachent. Serait-il souhaitable de prendre des libertés par rapport au texte-source et de l’adapter à la langue-cible en le re-créant ? Pourrait-on rétablir, par l’adaptation, un équilibre communicationnel ? Ou, au contraire, vaudrait-il mieux laisser le lecteur aller à la rencontre de l’auteur ? Quelle stratégie de traduction pour ces pratiques hypertextuelles, et pour quel(s) public(s) ? Ce ne sont que des questions, qui ne sauraient être des demandes d’explication, sur lesquelles nous vous invitons à vous pencher en tant que chercheurs ou bien à titre de traducteurs et d’enseignants.

Propositions de communications

Les contributions pourront prendre la forme de communications de 20 minutes au cours d'un atelier ou de symposiums thématiques regroupant plusieurs communications. Les propositions doivent être adressées à l'adresse suivante: 4ecolloquedetraductologieTSR@gmail.com.

Les propositions seront envoyées sur fichier Word, anonyme (communication: titre et résumé ne dépassant pas 2000 signes, bibliographie comprise; symposium: titre et résumés ne dépassant pas 8000 signes, bibliographie comprise). Elles seront attachées à un courriel spécifiant clairement les noms, prenoms, affiliations scientifiques et institutionnelles du ou des auteurs ainsi que le titre de la communication ou du symposium.

Calendrier

Date limite de soumission des propositions: le 20 juillet 2016.
Notifications aux auteurs des propositions: le 31 juillet 2016.
Inscription au colloque: 30 euros; doctorants; 20 euros.
La participation des doctorants des équipes ISTTRAROM-Translationes et DF est gratuite.
La langue du colloque sera le français.
Déroulement du colloque: conférence inaugurale, conférences plénières, sessions parallèles, tables rondes.
Site: http://4ecolloquedetraductologie.blogspot.ca/
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